Selection FIP

Lithopone : premier album auto-produit à recevoir le label "Sélection Fip". 

Le 17 juin, le Club Jazzafip avait le plaisir de recevoir et de vous faire découvrir en direct Pierre HH.

Guitariste créatif, généreux et sensible qui deux ans après son premier album, nous présente « Lithopone ».

 

11 compositions originales jouées en duo ou quintet, en compagnie de David Enhco (bugle et trompette), Bastien Ballaz (trombone), Damien Argentieri (piano et orgue), Antoine Reininger (contrebasse) et Cookie Lesguillier (batterie).

Pierre HH a choisi d’enregistrer cet album en quelques jours de studio, pour garder toute la spontanéité et la fraicheur des prises.

Le résultat est réellement séduisant : orchestrations fines et soignées, rythmiques soutenues, mélodie inédites et subtiles.

"Lithopone est vraiment un très bel album. Une musique fraîche et sans complexe…bravo, bravo pour ce jazz qui fait plaisir à entendre." Jazz à Fip - Vincent Provini

Jazzman

"Les compositions du leader ouvrent un espace harmonique et mélodique inédit,

et le son de groupe s'éloigne des codes hégémoniques du trio avec piano. 

Soliste inspiré dans la lignée de Wes Montgomery, Pierre HH comme ses comparses manifestent au fil des formules déclinées en studio un bel appétit de jeu et des compétences instrumentales que l'on aimerait voir se déployer sur scène. 

Très prometteur." Jazz Magazine-Jazzman - Thierry Quénum

Sunset-Sunside

" Pour son deuxième album intitulé « Lithopone »,

Pierre HH, guitariste - compositeur,nous livre une musique éblouissante, un jazz chaleureux et dynamique, où chaque note nous transporte dans un univers mélodique contrasté et profond.

Servi par une équipe de musiciens des plus en vue, voici donc un concert accessible à tous, à ne manquer sous aucun prétexte ! "

Sunset-Sunside web Prog

Jazz Rhône-Alpes

Festival de Jazz à Poët. 

Pierre HH  ( Achache pour les proches et les lointains… comme l’état civil)

est un musicien au beau parcours, puisque depuis qu’il a pris une guitare

entre les mains à treize ans, il n’a cessé de multiplier les formations, rem-

porter des prix et graver de très beaux CD. Élève de M. Petrucciani, élève au

centre Didier Lockwood, où il rencontre Kurt Rosenwinkel et Louis Winsberg

entre autres il reçoit une médaille d’or au conservatoire d’Orsay et enregis-

tre en 2007 un premier CD  “Podocarpus” qui n’a pas du déplaire au monde

musical puisque en 2009, c’est avec David Enhco, Bastien Ballaz…qu’il grave “Lithopone” son second CD.

L’accueillir au “Petit Théâtre” de Poët-Laval durant le festival de jazz de juillet était une expérience prometteuse.

Jazz-Rhône-Alpes.com était donc au rendez-vous pour écouter un trio composé avec Nicolas Serret à la batterie et Cyril Billot à la contrebasse.

La conviction du public a été plus que largement acquise.

Le beau son de guitare immédiatement séduit l’oreille : pour une guitare jazz un peu à la Wes Montgomery, c’est mieux. Nous identifions rapidement les thèmes : Turn around d’Ornette Coleman. Pulse de contrebasse impeccable, drums créatif et nourricier : l’accompagnement et les 4/4 en témoignent. On green Dolphin street et un tempo de bossa caractérisé. Les chorus de Pierre, sont bien construits, fluides, ponctués d’accords. Cela chante toujours. Ah ! Nardis et ses couleurs phrygiennes ! Et cette première compo : Ballade à trois pattes, qui s’avère …être une valse.

Puis une magnifique ballade : Polkadots and moon beans, à la mélodie si belle, au changement de tonalité (du pont) tellement heureux et chantant.

Nous aimerions chanter en écoutant Pierre , l’accompagnement si impeccable de Nicolas et Cyril, devant les belles collines de la Drôme. A perte de vue. Il y a de l’infini dans la beauté et toujours ce jeu en octave . Si caractéristique sur Monk’s dream. Ligne claire de basse, bossa sensuelle et dansante. Falling grace de Steve Swallow.

Une autre composition de Pierre  Fruit pins, à la mélodie bien dessinée ; on en oublie au départ que c’est un blues. Un bon signe. Et nous retrouvons le blues dans les chorus.

Dans son introduction de batterie, Nicolas fait chanter My little suede shoes, le thème de Charlie Parker. Excellence du be-bop ! Bien rendue par le trio, reconnue par le public unanime. Il y aura bien sûr un rappel. In walked Bud . Monk met ses pas dans ceux de Bud Powell, nous mettons avec le public, les nôtres, dans ceux du HH trio.

 Jazz Rhône-Alpes - Bernard Otternaud, Daniel Peyreplane

 Les Nouvelles Calédoniennes

 

Deux ambiances très différentes attendaient le public de l’auditorium (comble) du Conservatoire pour le concert Bleu, Blanc, Blues. Il mettait à l’honneur le jazz, jeudi et vendredi soir.

 

Nouméa, le 2 juin 2016. Orgue, batterie, guitare, le Pierre HH trio a emporté le public

dans l’atmosphère rêveuse des compositions de Pierre Achache.

 

Les balais effleurent les cymbales, les mains volettent sur le clavier, la guitare fait des

envolées acrobatiques. Une musique qu’on a plus souvent l’habitude d’entendre dans des

clubs, avec en fond quelques bruits de verres et de conversations feutrées.

Pourtant, le Pierre HH trio se trouvait dans le cadre beaucoup plus formel de l’auditorium

du Conservatoire, à Nouméa.

Ce que les musiciens n’ont pas manqué de souligner, avec quelques mots d’humour.

Le trio est formé autour du guitariste Pierre Achache, qui enseigne au Conservatoire. Passé par l’école de Didier Lockwood, le musicien proposait, pour cette performance, des compositions extraites de son album Lithopone, salué par la critique en Métropole.

Cette fois-ci, le public a eu droit à une formation inédite : Johan Cazalas à la batterie, comme prévu, mais l’organiste Grégoire Aguilar, venu de Métropole, remplaçait Nicolas Arias (piano), blessé. Les musiciens sont concentrés. Pierre Achache bouge les lèvres dans un scat silencieux. Johan Cazalas affiche un sourire extatique. Entre les morceaux, le compositeur glisse quelques explications. Le public est attentif, bat discrètement la cadence du pied ou du doigt. Arrive Philomène, une composition dédiée à la fille du leader. La musique reste atmosphérique, rêveuse. Puis, à la guitare, la mélodie monte dans les aigus, on ressent le pincement d’un cœur prêt à exploser d’amour. Elle redescend, tout en douceur, comme rassurée.

Juila Trinson LNC